S’entraîner sur le rameur pendant la hors-saison : un pari qui rapporte

Le rameur est-il un bon outil d’entraînement pour les athlètes pendant la hors-saison? Pour Marc-Antoine Durocher, joueur de volleyball pour le club suédois Habo Wolley et athlète ImpulsionKin, la réponse est claire : améliorer son cardio sans impact lui permet d’arriver encore mieux préparé lorsque la saison reprend.

Quand la saison se termine, plusieurs athlètes rangent leurs souliers pendant quelques mois. Marc-Antoine Durocher, lui, monte sur un rameur. Deux à trois fois par semaine, tout l’été.

À première vue, le rameur et le volleyball n’ont pas grand-chose en commun. Pourtant, pour Marc-Antoine, ces séances sont devenues une partie essentielle de sa préparation physique. Et plus les années passent, plus il réalise à quel point ce travail cardiovasculaire fait une différence lorsque sa saison de volleyball reprend.

Marc-Antoine Durocher s’élève au filet lors d’un match de volleyball du Habo Wolley en Suède.

Marc-Antoine Durocher s’élève au filet lors d’un match de volleyball du Habo Wolley en Suède.

La hors-saison : une fenêtre, pas une pause

Au volleyball, la saison commence en octobre et peut s’étirer jusqu’au printemps. Résultat : la hors-saison peut durer plusieurs mois. Et en quelques semaines seulement, le corps commence déjà à perdre certains acquis cardiovasculaires.

La capacité aérobie — autrement dit, l’endurance cardiovasculaire — est l’une des premières qualités qui diminue lorsque l’entraînement s’arrête. Heureusement, il en faut souvent peu pour conserver l’essentiel : une à deux séances cardiovasculaires par semaine, à intensité soutenue, peuvent suffire à maintenir les acquis.

Autrement dit, la hors-saison n’est pas une parenthèse à subir. C’est une occasion de récupérer intelligemment. Quand la saison se termine, raconte Marc-Antoine, son corps et sa tête ont besoin de repos. Le défi, c’est de récupérer sans repartir de zéro.

Du local d’à côté à son horaire de la semaine

Marc-Antoine n’a pas découvert CardioRame dans une publicité. Il voyait les entraînements semaine après semaine pendant ses séances chez ImpulsionKin : un local rempli de gens sympathiques qui se poussaient à fond, petits et grands, jeunes ou plus âgés — un entraînement qui semblait accessible à tout le monde.

Son coach, Vincent Côté, le poussait depuis un moment à ajouter du CardioRame à sa préparation. Il a fini par essayer le rameur. Et il n’a jamais vraiment arrêté.

Marc-Antoine Durocher avec Vincent Côté, kinésiologue et propriétaire-fondateur d’ImpulsionKin, entourés de rameurs Concept2 au studio CardioRame.

Marc-Antoine Durocher avec Vincent Côté, kinésiologue et propriétaire-fondateur d’ImpulsionKin, entourés de rameurs Concept2 au studio CardioRame.

Le cardio, un élément essentiel

Avant CardioRame, sa hors-saison reposait surtout sur la musculation et la mobilité. Un bon travail, mais incomplet : le volet cardiovasculaire, lui, était pratiquement absent de son horaire.

Le rameur est venu combler exactement ce manque. L’exercice sollicite la majorité des groupes musculaires tout en offrant un travail cardiovasculaire soutenu. En une séance, Marc-Antoine touche à ce que la musculation seule laissait de côté.

Un entraînement à faible impact

Le rameur possède un autre avantage important pour plusieurs athlètes : il est très peu exigeant pour les articulations. Comme le poids du corps repose sur le siège plutôt que sur les jambes, les impacts sur les genoux et les chevilles demeurent faibles comparativement à la course.

Marc-Antoine l’a constaté après une entorse à la cheville : il lui était beaucoup plus facile de faire du rameur que de courir, ce qui lui a permis de maintenir son cardio sans aggraver sa blessure. Pour bien des sportifs, cette possibilité de garder son endurance sans surcharge articulaire devient un atout précieux pendant la récupération.

Deux entraînements qui se complètent

On pourrait croire qu’ajouter du cardio à un programme de force ne fait qu’augmenter la fatigue. Dans son cas, c’est plutôt l’inverse. Marc-Antoine arrive à se pousser au maximum dans les deux entraînements sans ressentir la fatigue de l’autre; pour lui, les deux se complètent vraiment bien.

Et les effets deviennent particulièrement visibles lorsque la saison recommence. Il note un gain important pour son endurance, autant à l’entraînement qu’en match, ainsi que moins de courbatures et moins de blessures liées à la fatigue.

Son conseil aux autres athlètes

Sa recette demeure simple : deux à trois séances de rameur par semaine pendant la hors-saison.

Une approche cohérente avec ce que suggère la recherche sur le désentraînement : maintenir un minimum de travail cardiovasculaire à intensité soutenue permet souvent de préserver une bonne partie de ses capacités physiques sans épuiser le corps.

À un athlète qui hésite, Marc-Antoine donnerait un conseil simple : l’essayer pendant une hors-saison complète et observer la différence. Selon lui, le rameur peut particulièrement aider les athlètes qui veulent continuer à progresser et prendre une longueur d’avance, même lorsque la saison est terminée.

À long terme, c’est surtout sur la récupération qu’il mise. C’est elle, croit-il, qui lui permettra de performer plus longtemps.

Pas mal, pour un été passé assis sur un rameur.

En bref

Pourquoi un athlète devrait-il faire du rameur pendant la hors-saison?

Parce que le rameur permet de maintenir l’endurance cardiovasculaire pendant la hors-saison tout en réduisant les impacts sur les articulations. Il aide aussi plusieurs athlètes à reprendre la saison sans repartir de zéro.

Le rameur est-il bon pour les genoux et les chevilles?

Oui. Le rameur est considéré comme un exercice à faible impact, puisque le poids du corps repose principalement sur le siège. Il est souvent plus confortable que la course après certaines blessures.

Le rameur peut-il remplacer la course?

Pour plusieurs athlètes, le rameur représente une excellente alternative cardiovasculaire à la course, particulièrement pendant une période de récupération ou de hors-saison.

Combien de séances de rameur faire pendant la hors-saison?

Marc-Antoine recommande deux à trois séances par semaine afin de maintenir ses acquis cardiovasculaires sans nuire à la récupération.

Le cardio nuit-il à l’entraînement de force?

Selon l’expérience de Marc-Antoine, le travail cardiovasculaire sur rameur complète très bien la musculation et améliore même la récupération et l’endurance en match.

Conclusion

Pour les athlètes, le rameur peut devenir un outil particulièrement intéressant pendant la hors-saison. Il permet de maintenir le cardio, d’améliorer l’endurance, de récupérer plus facilement et de réduire les impacts sur les articulations.

Dans le cas de Marc-Antoine, ces quelques séances hebdomadaires sont devenues bien plus qu’un simple complément d’entraînement : une façon d’arriver prêt lorsque la saison recommence.

Pour en savoir plus, découvrez notre programme CardioRame, offert à notre studio de Boucherville.